Afin de découvrir les possibilités et les richesses de l’écriture réaliste, les élèves de cinquième ont participé à un atelier d’écriture.

Les étapes à respecter étaient les suivantes:
– choisir deux qualificatifs
– sélectionner une phrase d’incipit parmi plusieurs possibilités
– rédiger un court texte en prose qui parte de la phrase choisie et qui parvienne à une situation finale tout en faisant deviner les deux caractéristiques du héros sans jamais les nommer
– donner un tour réaliste à l’ensemble.

Voici le texte de deux élèves, Georgina et Gwendolina Pirard, qu’il convient de féliciter.

« Tout à coup, le silence de la nuit fut rompu. Une importante détonation se fit entendre dans la rue. Les feux d’artifice embrasaient la voûte céleste et l’intensité des braises colorées éclipsait la pâle lueur des étoiles. Rouge rubis, vert émeraude, bleu saphir, toutes ces pigmentations formaient un carnaval de couleur. Aussitôt que l’obscurité engloutissait les confetti ardents chutant du firmament, une myriade d’escarbilles apparaissait à nouveau. À la pétarade s’ajoutaient les exclamations de joie provenant des villas imposantes de cette rue. Ces maisons quatre façades possédaient toutes un jardin dont les décorations de Noël illuminaient encore celles-ci. Des guirlandes électriques longeant la gouttière, des couronnes de houx suspendus aux portes des habitations, ainsi que d’autres lanternes et éclairages en tout genre à la forme de sapins, de rennes et de père Noël. Les villas étaient délimitées soit par de hautes planches de bois, soit par des haies découpées adroitement. De nombreuses voitures garées des deux côtés de la voie routière obstruaient le passage si bien qu’il fallait zigzaguer pour s’en évader. Le rassemblement d’autos le plus important se situait devant une plus grande villa appartenant aux Connors. Pour la fête, les parents avaient convié l’entièreté de la famille : les grands-parents paternels et maternels, les frères et sœurs et certains cousins. Les grands-mères ressassaient leurs vieux souvenirs tandis que les papys jouaient à la belote avec deux de leurs fils. Les joueurs du troisième âge possédaient le même tempérament : perdre la partie leur était inconcevable. Les autres convives discutaient du monde politique, de la société avec ses hauts et ses bas. Des sujets bien trop ennuyeux selon les petits. Ils jouaient ensemble peu importe les différences de chacun. Ensuite, l’heure de partager le repas retentit. Celui-ci était divisé en quatre étapes : l’apéro, l’entrée, le plat principal et le dessert. Les papilles gustatives des invités ne cessaient de frétiller tout au long du festin. Les saveurs exquises des mets et le vin de qualité participaient activement à cette exaltation. Les réjouissances s’achevèrent presque avec le décompte du nouvel an. Les bouchons sautèrent, les bulles pétillèrent et les boissons coulèrent à flots. Après que les vœux de début d’années furent souhaités, la fatigue tomba sur le groupe. Des bâillements répétés, de légers picotements aux yeux et une lourdeur des paupières, ces symptômes avaient avertis les convives que leurs corps quémandaient une quantité de sommeil suffisante. Les plus jeunes et les ancêtres rejoignirent les premiers leur chambre respective. Les derniers invités firent de même, quelques minutes plus tard, précédant ainsi les hôtes qui s’assuraient d’éteindre les lumières intérieures et de verrouiller la porte d’entrée. Une jeune fille et son petit frère ne sombraient pas dans les bras de Morphée en raison des déflagrations extérieures bruyantes. Ils se faufilèrent hors de leur lit, chaussèrent leurs pantoufles en fourrure synthétique et se dirigèrent à pas de loup vers la fenêtre. Cette dernière faisait face au jardin, en outre, ses dimensions permettaient une agréable observation du ciel. Les deux enfants contemplèrent à travers la vitre la dernière explosion du feu d’artifice, avec émerveillement. Et enfin le silence de la nuit fut rétabli. »

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