Je n’aime pas la téléréalité

0
444

               Je ne suis pas une adepte de l’observation massive de la médiocrité et de la vacuité intellectuelle télévisée. Pardon, je me suis mal exprimée, je voulais dire de la télé-réalité, qui n’a de réalité que le nom. Elle abrutit les jeunes qui regardent ce genre de programmes formatés en leur « apprenant » les bases mêmes de la stupidité. Elle les appauvrit mentalement tandis qu’elle apporte malheur, railleries et couverture médiatique destructrice aux participants de ces émissions. Ces candidats (apparaissant dans des émissions du style « les Anges tv-27804_640Marseillais de la Maison de la Vérité à Los Angeles ») sont instrumentalisés, tels des objets sans âme et utilisés à des fins publicitaires contre leur gré.

              La télé-réalité impose des codes qui, malheureusement, se répercutent dans la société. Qui n’a jamais usité ou entendu cette grande maxime parlant du contexte économique actuel, je cite : « Non, mais allô quoi ! », qui est actuellement une marque déposée contribuant à appauvrir notre vocabulaire. Nabilla, Loana, Obama (non, je plaisante pour celui-là, quoique…) sont des produits de la société de consommation (de silicone industriel). En effet, ces magnifiques jeunes femmes, toutes deux récompensées par des prestigieux Prix Nobel respectivement de physique quantique et de littérature russo-hongroise, inculquent à leurs auditeurs le goût du collagène et de l’acide hyaluronique injectés dans des parties inavouables de leur anatomie. Comme quoi, ça sert, la télé-réalité ! Les jeunes spectateurs s’approprient les codes de cette culture du « je suis refaite, donc je réussis » pour se mettre en scène, consommer des substances illicites, s’adonner à des comportements dégradants et -misère- acheter de grossières contrefaçons de sacs de marque de luxe !

Elisabeth Raska

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here